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Beauté

La rentrée fut marquée par une collaboration très attendue , celle de Yayoi Kusama et de Louis Vuitton

Les vitrines du célèbre malletier ont été transformé pour l’occasion en véritable espace d’exposition poussant à son paroxysme la confusion entre monde de l’art contemporain et monde du luxe.

Je me suis déjà exprimée à plusieurs reprises sur cette thématique – je vous renvoie à ce propos aux précédents articles sur l’art, la mode et le luxe et sur l’exposition de Louis Vuitton-Marc Jacobs au Musée des Arts Décoratifs- mais, je souhaitais ici revenir sur quelques faits marquants qui ont animé cette année 2012 signant ainsi la consécration ultime de l’artketing.

Marc Jacobs a été l’un des pionniers en la matière.
Grand collectionneur et connu pour son goût de l’art, il a initié dès 2001 une série de collaborations successives (Stephen Sprouse, Takashi Murakami, Richard Prince) qui ont animé ses collections de maroquinerie pour Louis Vuitton. Bien que le résultat esthétique semble parfois contrasté, la stratégie s’est avérée payante pour ce grand magma du luxe.

A tel point que Delphine Arnault, directrice générale adjointe chez Dior, a elle aussi mis son dévolu sur un artiste, Anselm Reyle, pour revisiter les accessoires iconiques de la maison. Une façon pour cette passionnée d’art contemporain de rendre hommage à l’esprit avant-gardiste de Christian Dior, qui, ne l’oublions pas, fut galeriste avant de se lancer dans la Haute-Couture.

Tous les ingrédients ont été réunis pour obtenir la recette du succès : un artiste contemporain côté sur le marché de l’art, un patrimoine historique et culturelle mis en avant, une image de marque revalorisée.

Comme l’affirme Yves Carcelle, ancien président de Louis Vuitton : "L’univers du luxe partage avec le monde de l’art, les valeurs d’émotion et de passion pour la création. Si la marque inspire les artistes, ils stimulent notre maison en retour. C’est donc un processus d’inspirations mutuelles très productif."

Pourtant, bien que je trouve les initiatives de Louis Vuitton et de Dior intéressantes, le travail d’un artiste n’est à mon sens pas le même que celui d’un artisan ou d’un couturier. Appliquer, adapter les codes de l’art à l’univers du luxe ne me parait pas toujours approprié. L’art contemporain est indiscutablement à la mode mais l’utiliser à outrance pour parer le monde du luxe d’une identité arty me paraît à terme limité.

Dans la même lignée, Lancel s’est inspiré de Dali en revisitant le Daligramme, alphabet secret composé pour Gala et composé de huit cryptogrammes. Les motifs gravés au laser sont déclinés sur différents modèles de sac et accessoires de petite maroquinerie.

Les collaborations artistiques font également légion dans le secteur de la beauté. Isabelle Musnik, fondatrice du trendmag Influencia, en explique les raisons : "D’une part, l’art contemporain est de plus en plus populaire ; d’autre part, les marques doivent répondre à plusieurs problématiques : toucher à l’exceptionnel et faire rêver le public, enrichir son ADN en conservant les valeurs propres au luxe. La solution : se positionner comme des néomécènes en proposant des produits arty qui donnent au consommateur le sentiment d’acquérir une oeuvre d’art." 

Ici, la femme Prada Candy est imaginée par l’illustrateur François Berthoud et le personnage de la Petite Robe noire de Guerlain crée par le couple Kuntzek+Deygas. Le créateur s’impose en directeur artistique  pour réenchanter la vision de la marque dans le respect de ses codes.

Dans un autre domaine, Jean-Michel Othoniel, artiste connu pour ses sculptures de verre, réalisa deux montres pour Swatch qu’il présenta à la Biennale de Venise 2011. Le bracelet est fait de perles noires pour l’un, multicolores pour l’autre. Ici, l’artiste a véritablement imposé sa vision en créant une montre à son image.

Ces rapprochements des mondes de la création n’est pas nouveau et Yves Saint-Laurent déclarait lui-même : "J’ai de tout temps été passionné par la peinture, il était donc naturel qu’elle inspire mes créations. On se doute que mon propos n’a pas été de me mesurer aux maîtres, tout au plus de les approcher et de tirer les leçons de leur génie."

Une vision que Guillaume Henry, directeur artistique de la maison Carven, partage. Certaines silhouettes du défilé automne-hiver 2012-2013 s’inspirent en effet des toiles de Jérôme Bosch, peintre néerlandais de la Renaissance. L’impression numérique est très réussie et le résultat sublime : les couleurs sont lumineuses et mettent en valeur le thème figuratif reproduit. Victimes de son succès, les pièces ont été sold-out dès leur sortie en boutique… à mon grand désespoir !

Pour lutter contre la fatigue, les lendemains de fête difficiles, l’eau de coco est l’antidote à adopter !

Rafraissante, désaltérante et ressourcante, c’est la boisson idéale de l’été.

Mais, qu’est-ce c’est exactement ?

L’eau de coco, ne doit pas être confondue avec le lait qui n’a pas du tout la même texture et qui de plus est très calorique. L’eau de coco est en fait issue de la noix de coco verte fraîche. Très répandue en Asie et en Amérique Latine (particulièrement au Brésil), elle est de plus en plus "à la mode" en Europe. Ses propriétés santé – riche en oligoéléments, drainante, anti-oxydante – ont en effet séduit de nombreux adeptes.

De plus en plus de distributeurs la proposent aujourd’hui en France conditionnée en brique : Vai-Vai, Bjorg, Vitamont (épiceries bio) et même Monoprix maintenant.

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Elles sont bien entendues sans sucres-ajoutés, sans colorant et sans conservateur.

Le must reste bien sur de planter sa paille à même le fruit comme sur les plages brésiliennes mais bon… on n’a pas tous la chance d’être sur place !

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Plus d’infos sur : http://www.vaivai.fr/eaudecoco/histoireetvertus

Voici, une collaboration étonnante et frappante que j’ai récemment découvert dans les boutiques MAC : Cindy Sherman, artiste américaine célébre pour ses séries d’autoportraits subversifs, prête son image à la marque américaine de maquillage professionnel et lance trois looks pour l’automne : Midnight Blue, Angel Fame et Wild Colours.

Adepte du travestissement et de la mise en scène, cette photographe post-moderne a marqué les trois dernières décennies en questionnant la place et l’image de la femme dans la société. Elle est aujourd’hui la photographe la plus chère du marché, une de ses oeuvres Untitle n°96 ayant été adjugée à 3,89 millions de dollars en mai 2011 chez Christie’s.

On peut donc s’étonner qu’une marque de maquillage, qui part nature prône la beauté et l’embellissement, utilise comme vecteur de communication, Cindy Sherman qui justement la détourne. Personnellement, je ne l’ai pas du tout vu comme ça et j’ai trouvé l’initiative plutôt audacieuse et cohérente.

MAC joue beaucoup sur l’idée que le maquillage est un art à part entière, avis que je partage totalement tant la technicité et les gammes coloristiques rejoignent à mon sens la palette du peintre. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le maquillage professionnel tire ses origines dans les arts du spectacle : c’est un maquillage de scène qui tient et qui se voit comme celui que l’artiste américaine utilise dans ses clichés.

Voilà une initiative que je ne peux que saluer tant je suis en permanence à la recherche des ponts d’ancrage qui lient les champs créatifs. Je fus donc étonnée mais agréablement surprise, de découvrir que Jeff Koons, star de l’art contemporain, a investi l’univers de la beauté en signant à son effigie des produits Khiel’s.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’artiste collabore avec la célèbre marque américaine de cosmétiques, puisqu’il avait participé dans le cadre du Earth Day 2010 au design du "Açai spray" avec Julianne Moore, Pharrell Williams et la surfeuse Malia Jones. Une occasion pour les artistes comme pour la marque de montrer leur engagement écologique.

Pour cette édition spéciale, Jeff Koons rhabille ainsi "Crème de Corps", le best-seller de la marque, en l’affublant d’un bouchon doré et d’une reproduction de sa Ballon Flower, cette imposante fleur de métal qui était dans la cour d’honneur du château de Versailles lors de l’exposition en 2008-2009, et qui s’est vendue en juin 2008 dans sa version magenta à 23 millions de dollars chez Christie’s à Londres. Un record pour un artiste vivant.

L’intégralité des bénéfices de la vente sera reversée en faveur de son association "The Koons Family Institute" qui lutte contre l’exploitation et la disparition d’enfants, l’artiste étant lui-même le père d’un enfant kidnappé Ludwig, qui a à ce jour ne lui a toujours pas été rendu.

Un portrait croisé (signé Ruth Brandon) retraçant les destins si différents de Eugène Schueller, fondateur de L’Oréal et de Helena Rubinstein.

Ils ne se sont jamais rencontrés. Et pourtant, ils ont fait leurs premiers pas en 1909 et sont l’origine de deux empires majeurs de l’industrie cosmétique.

Alors que Helena fuit son ghetto cracovien pour ouvrir son premier salon de beauté en Australie et concocter ses crèmes à la graisse de laine aux vertus miraculeuses dans son arrière-boutique, Eugène Schueller profite de sa formation de chimiste pour élaborer des colorations capillaires indolores dans sa petite chambre qui lui sert de laboratoire. La formule enfin mise au point (et non sans défauts mais la ténacité de Schueller paiera), ce dernier fonde la société L’Oréal en 1909 pour commercialiser ses produits. Deux versions expliquent la raison de ce nom. Il se serait inspiré d’une coiffure très en vogue à l’époque baptisée L’Auréole (et le nom est assez parlant) et de la contraction de Aurore Boréale. Quand on pense à l’empire que représente aujourd’hui L’Oréal, on a bien du mal à croire que son fondateur ait commencé par de simples colorations !

Mais comme l’explique bien l’auteure, Eugène Schueller a une vision bien précise de l’entreprise mais également de la place minime accordée aux femmes dans la société, qui se doivent de rester au foyer. Et il a su imposer son flair et son sens des affaires à la firme multinationale qu’est aujourd’hui L’Oréal. Il aurait très bien pu faire fortune dans un autre domaine que les cosmétiques et a d’ailleurs été propriétaire des usines Monsavon et Valentine, spécialisée dans la peinture.

A l’inverse, Helena Rubinstein voit vraiment dans les cosmétiques et dans son entreprise familiale les moyens de sa propre libération.  Ils représentent pour les femmes une source de plaisir et d’assurance et marquent leur indépendance à une époque où elles ne l’étaient encore que trop peu. L’auteure par des digressions historiques, nous rappelle ainsi la mauvaise réputation qu’entretenaient la gent masculine au XIXème siècle vis-à-vis des cosmétiques et du maquillage, qu’ils considéraient comme réservés aux prostituées et aux comédiennes, chose que bien entendu, Helena Rubinstein récusait fermement. Aujourd’hui, l’idée a bien fait son chemin dans nos moeurs et on ne compte plus les marques de cosmétiques et de maquillage tant elles sont nombreuses sur cet impitoyable marché !

En dehors de l’industrie cosmétique elle-même, Ruth Brandon consacre par ailleurs plusieurs chapitres aux dérives collaborationnistes de Schueller pendant la Seconde Guerre mondiale et aux démêlés que rencontra L’Oréal avec la justice à la fin des années 80. L’histoire voudra ainsi que Helena Rubinstein croise de manière posthume le destin de L’Oréal qui rachètera sa marque, une vingtaine d’années après sa mort. Les origines juives de cette dernière ne seront d’ailleurs pas sans conséquences dans les "affaires" du groupe.

S’il semble que la victoire (économique ?) revienne à Schueller dans cette "Guerre de la Beauté", Helena Rubinstein aura eu le mérite avec ses consoeurs, Elizabeth Arden, Estée Lauder, Anita Roddick (fondatrice de Beauty Shop) de signer l’acte d’indépendance des femmes dans la société et dans la conduite des affaires, même si malheureusement, ces entreprises sont  aujourd’hui, majoritairement aux mains des hommes.

Au delà de ces destins croisés, Ruth Brandon pousse l’analyse plus loin et nous invite dans les dernières pages à repenser notre rapport au corps compte tenu de la pression qu’exerce aujourd’hui les cosmétiques dans notre quotidien. Alors que la chirurgie esthétique a gagné ses lettres de noblesse, les industries de la beauté surfent sur cette tendance et entendent même concurrencer le "bistouri" en nous proposant des formules de jouvence digne du plus poussé des liftings ! Il n’est pourtant pas sans rappeler que cosmétique signifie également "superficiel, qui n’agit pas en profondeur"… même si cela ne doit pas nous empêcher pas d’y croire et c’est d’ailleurs ce qu’Helena Rubinstein s’évertuait à répondre lorsqu’on la questionnait sur l’efficacité de ses crèmes.

L’univers des cosmétiques serait-il donc l’apanage de l’effet placebo ?! Il est vraisemblablement à l’image de notre société qui se refuse de vieillir en prônant la jeunesse éternelle, signe d’une beauté préservée à tout prix.

Un jus de carotte-orange à la menthe fait à la minute !

Pour 2 personnes :

  • 3 oranges
  • 4 carottes
  • Un peu de menthe fraîche

Pour réussir à coup sûr vos jus de fruits, armez-vous d’un robot multifonctions (type Kenwood, Magimix) qui offre de nombreuses options : blender, centrifugeuse, presse-agrumes etc.

On ne le répétera jamais assez : il faut consommer ses jus de fruits à la minute pour bénéficier de ses bienfaits !

Ne pressez donc pas vos oranges à l’avance.

Pour les carottes, choisissez l’option centrifugeuse qui vous permettra de recueillir le jus tout en vous débarrassant de la chaire qui est trop épaisse lorsqu’on la mixe. Si vous n’avez pas de centrigeuse mais un blender, vous pouvez toujours cuire les carottes, les mixer et filtrer le tout mais c’est très fastidieux.

Lorsque votre jus de carotte est prêt, mélanger le à vos oranges fraîchement pressées et saupoudrer le tout de menthe.
Petite astuce pour la menthe : pensez à la menthe coupée au rayon surgelé (cf. chez Picard)

Ce jus de fruit réveillera vos papilles et vous permettra de préparer votre peau pour l’été grâce à sa forte concentration en béta-carotène, véritable allié de votre bronzage !

En ces périodes de fêtes de fin d’année, il faudrait être littéralement coupé du monde des medias (ce qui est parfois mon cas, en particulier avec la télévision) pour ne pas remarquer les déferlantes de publicités qui animent l’univers du parfum.
Cela m’a permis de redécouvrir cette courte séquence pour Shalimar de Guerlain (2008) avec en toile de fond Natalia Vodianova qui anime avec sensualité et douceur l’antre épuré de cette chambre à coucher. La musique de Gainsbourg, hommage à BB, qui l’accompagne donne également le ton.

J’ai décidé de poster cette vidéo car elle m’a touché et l’objet de mon blog est avant de vous faire part de mes coups de coeur esthétique.

De plus, je suis une grande admiratrice du nu féminin dans l’art (à l’image de Ingres, Schiele, Gervex pour la peinture, Jean Loup Sieff, Irving Penn, Peter Lindbergh pour la photographie) et ce film publicitaire s’inscrit parfaitement dans cette lignée.

Je me suis longtemps posé la question d’un éventuel blog et nombreuses sont les personnes qui m’ont incité à franchir le pas, donc aujourd’hui c’est décidé : je me lance.

L’objet de ce dernier sera d’aborder au fil de l’actualité les thèmes en relation avec l’agenda culturel et les tendances qui animent l’art, la mode, la beauté, la gastronomie ainsi que mes voyages imaginaires ou réels.

Pourquoi "Le Théâtre de la Création" ?

Ce nom s’inspire d’une exposition organisée en 1945 entre Paris et New York intitulée "Le Petit Théâtre de la Mode" où les plus grands couturiers du moment dont "Dior pour Lelong" ont été présentés sur 200 poupées de 70 cm. J’ai trouvé l’idée originale car elle traduit bien l’idée d’un condensé de société en miniature et je l’ai donc reprise et élargie à la création en général puisque mon blog ne traite pas exclusivement de la mode mais de toutes les formes de créativité moderne.

En espérant que cette interface virtuelle et interactive vous stimulera, je vous souhaite à tous une très bonne visite !

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