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Archives Mensuelles: octobre 2011

Exit la Cour Carrée du Louvre. Cette année, la FIAC s’est concentrée sous la verrière du Grand Palais pour les grandes galeries et au premier étage pour les galeries émergentes. 168 exposants ont été réunis : la sélection fut drastique.

Deux jours après la fin de cette 38ème édition, l’heure est au bilan. Certains s’exclament déjà, à l’instar de Lorenzo Rudolf- qui a pendant longtemps été directeur de la Art Basel- que l’édition 2011 fut "l’une des plus belles FIAC depuis très longtemps". Certes.

Personnellement, c’est la 4ème année consécutive que je visite la FIAC ce qui me permet d’avoir un certain recul pour juger de la qualité d’une telle manifestation. En tant que simple amatrice d’art moderne et contemporain (et non, je n’ai malheureusement pas encore le statut de collectionneur), je reprocherais à cette édition d’avoir un peu trop été l’apanage des grandes galeries (Perrotin, Gagosian, Continua, Applicat-Prazan, David Zwirner, Cheim & Read, Thaddaeus-Ropac etc.) qui se sont pour la plupart focalisées sur des valeurs sures et des artistes que l’on connaît déjà (Will Delvoye, Xavier Veilhan, Murakami, Anish Kapoor, JR, Hirst, Basquiat pour n’en citer que certains). Les ventes ont été bonnes pour eux mais pas de surprise et peu de place à mon sens pour la découverte de nouveaux talents. Et je ne suis pas en train de dire que je n’apprécie pas ces artistes. Mais mon oeil a besoin de voir autre chose qu’un mini-Warhol ou un énième Richard Prince.

L’Art Contemporain est souvent assez mal perçu et je suis la première à déplorer mes manques en la matière donc je me montre facilement "blasée" surtout lorsque je découvre toujours les mêmes avant-gardes, les mêmes classiques (cf. Hantaï chez Zlotowski ou Dubuffet, Nicolas de Staël, Soulages chez Applicat-Prazan). Après c’est une question d’attente. Je suis d’une manière générale très portée sur la sculpture et la peinture contemporaine et parfois moins portée sur l’installation ou la vidéo, plus conceptuelle. J’ai donc été heureuse de voir par exemple des sculptures de Tony Cragg, Shapiro, Anthony Gormley (chez Thaddaeus Roppac et ailleurs) ou encore cette poupée grandeur nature colorée de Yayoi Kusama (chez Victoria Miro). J’ai également repéré dans une galerie allemande (Contemporary Fine Arts) un peintre qui me plaît beaucoup et qui s’appelle Marcel Eichner. Affaire à suivre :-)

Et, je ne saurais l’oublier, gros coup de coeur pour Ida Tursic & Wilfried Mille (ou I&W) représentés par les galeries Almine Rech et Pietro Sparta, que j’ai découvert il y a 2 ans par l’ouvrage "Qu’est-ce que la peinture aujourd’hui ?" (Beaux Arts Editions).

Ce fut donc une FIAC de qualité par le contenu mais assez inégale, pas toujours cohérente, ni très originale.

Un point sur lequel j’ai bien entendu été sensible c’est l’internationalisation accrue des galeries avec la présence de plusieurs exposants sud-américains (Brésil avec Vermelho, Luisa Strina, Mexique avec Kurimanzutto etc.) et sud africain (Goodman Gallery).

Par ailleurs, je doute malheureusement que la majorité des visiteurs se soient aventurés au 1er étage pour voir les galeries émergentes… Enfin, c’est une grande manifestation dont il est difficile de capter un regard exhaustif. Je passe moi-même systématiquement à côté des certains œuvres ou artistes et ce n’est pas par manque de volonté.

Je m’arrête volontairement ici dans l’analyse  car ce n’est pas le propos de mon article et vous livre quelques photos de ma visite personnelle.

Rendez-vous à Bâle en juin (si mon emploi du temps le permet) !  I hope so :-)

Voilà une initiative que je ne peux que saluer tant je suis en permanence à la recherche des ponts d’ancrage qui lient les champs créatifs. Je fus donc étonnée mais agréablement surprise, de découvrir que Jeff Koons, star de l’art contemporain, a investi l’univers de la beauté en signant à son effigie des produits Khiel’s.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’artiste collabore avec la célèbre marque américaine de cosmétiques, puisqu’il avait participé dans le cadre du Earth Day 2010 au design du "Açai spray" avec Julianne Moore, Pharrell Williams et la surfeuse Malia Jones. Une occasion pour les artistes comme pour la marque de montrer leur engagement écologique.

Pour cette édition spéciale, Jeff Koons rhabille ainsi "Crème de Corps", le best-seller de la marque, en l’affublant d’un bouchon doré et d’une reproduction de sa Ballon Flower, cette imposante fleur de métal qui était dans la cour d’honneur du château de Versailles lors de l’exposition en 2008-2009, et qui s’est vendue en juin 2008 dans sa version magenta à 23 millions de dollars chez Christie’s à Londres. Un record pour un artiste vivant.

L’intégralité des bénéfices de la vente sera reversée en faveur de son association "The Koons Family Institute" qui lutte contre l’exploitation et la disparition d’enfants, l’artiste étant lui-même le père d’un enfant kidnappé Ludwig, qui a à ce jour ne lui a toujours pas été rendu.

Qui aurait cru que cette collerette tombée en désuétude depuis plusieurs décennies reviendrait aujourd’hui à la mode  ?

Caractéristique du vestiaire de la petite fille, le col Claudine doit son nom un brin surranné, au roman de Colette, Claudine à l’école. Publié sous le pseudonyme Willy, l’auteur y raconte ses souvenirs d’école avec un léger parfum de scandale et pose même pour la couverture de son livre avec le fameux petit col.

Si vous faites votre shopping outre-manche, il s’appellera "Peter Pan collar" en référence à l’un des attributs du personnage de J.M. Barrie.

Gabrielle Chanel n’hésitait pas à le porter sous ses perles et le cinéma de la Nouvelle Vague l’a également érigé en valeur suprême à l’image de Françoise Dorléac dans La Peau Douce de Truffaut ou encore de Jeanne Moreau dans Journal d’une femme de chambre de Buñuel. Audrey Hepburn l’a également détourné en le portant dans une variante rouge sulfurique. 

Après avoir été jeté aux oubliettes pendant près de 50 ans, le col Claudine a aujourd’hui retrouvé ses lettres de noblesse grâce, entre autres, à Guillaume Henry qui a été l’un des premiers à l’avoir réhabilité chez Carven en 2010. Depuis la rentrée, que ce soit chez Marc Jacobs pour Louis Vuitton en version cuir blanc vinyle, ou chez Petit Bateau  par Didier Ludot avec la petite robe noire "Catherine", le col à rabats arrondis est partout. Je ne cite volontairement pas ici toutes les marques du Marais que nous connaissons toutes ;-).


Parmis les grandes fans du col Claudine, on pense bien entendu à Alexa Chung, Natalie Portman, Emma Watson, Elle Fanning (mon coup de coeur !) ou encore Carey Mulligan.

Personnellement, j’aime l’ambiguité sur laquelle joue le col Claudine qui donne une allure de pensionnaire faussement sage. A coordonner sans tarder avec un jean ou une jupe plissée !

Je réfléchis sérieusement à des moyens de rendre ce blog plus interactif - peut-être moins hermétique parfois, tout en continuant à vous parler de ce que je connais le mieux, à savoir ma passion pour l’univers culturel et créatif.

Il m’a semblé donc intéressant de dresser dorénavant à chaque saison – un peu comme pour les tendances de mode – un bref agenda culturel de ce qui me parait pertinent d’aller voir dans notre chère capitale. Bonne visite !

Centre Pompidou

  • Edvard Munch : l’Oeil moderne (jusqu’au 23 janvier 2012)
  • Cyprien Gaillard : prix Marcel Duchamp 2010 (jusqu’au 9 janvier 2012
  • Yayoi Kusama (jusqu’au 9 janvier 2012)

Grand Palais

  • FIAC 2011 (du 20 au 23 octobre 2011)
  • Matisse, Cézanne, Picasso… L’aventure des Stein (jusqu’au 16 janvier 2012)

 

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Musée des Arts Décoratifs

Musée Cernuschi 

  • Artistes Chinois à Paris (jusqu’au 31 décembre 2011)

Musée d’Orsay

Musée de l’Orangerie

  • L’Espagne entre deux siècles : De Zuloaga à Picasso (jusqu’au 9 janvier 2012)

Musée de la Poste

  • Paint BAL – Des boites aux lettres pour Keith Haring (jusqu’au 1er mars 2012)

Maison de l’Amérique Latine

  • Expo-photo : chroniques brésiliennes – José Medeiros (jusqu’au 03 décembre 2011)

Galerie Emmanuel Perrotin

  • Xavier Veilhan – Orchestra (jusqu’au 12 novembre 2011)

Galerie Thaddaeus Ropac

  • Alex Katz – Danseurs (du 20 octobre au 19 novembre 2011)

Voici probablement le dernier défilé de Marc Jacobs pour Louis Vuitton, qui s’est tenu le 05 octobre dernier à Paris dans la Cour carrée du Louvre. Ce dernier semble même dans sa collection nous donner un avant-goût de son présumé passage chez Dior: un carrousel grandeur nature, des robes en dentelle et organza ornées d’ombrelles romantiques et Kate Moss en invité spécial. La vidéo est courte mais donne le ton. Une belle inspiration !

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